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Un chantier, des métiers

Un chantier d'une telle envergure exige de définir un cahier des charges précis à partir desquels les différents acteurs vont intervenir. Du maître d'ouvrage au maître d'oeuvre, en passant par les entreprises présentes sur le chantier, petit tour d'horizon des différents métiers...

Qui fait quoi sur le chantier ?

. Samantha Escalie, responsable du projet du groupe Priams

En quoi consiste précisément votre rôle dans cette opération Les Passerelles ?

En résumé, un responsable de projet veille au respect du cahier des charges et des procédures. Ainsi, à chaque étape de l’avancement du projet, de la conception à la réalisation, je contrôle les différents indicateurs que nous avions préalablement définis : ces critères déterminent précisément la qualité des opérations et permettent la validation des objectifs fixés.

Concernant Les Passerelles, nous avons scindé le projet en deux chartes, l’une environnementale et l’autre architecturale, chacune d’entre elles répondant bien évidemment rigoureusement aux référentiels NF et HQE.

La première charte cible non seulement les diverses performances énergétiques souhaitées après réalisation (gestion des énergies, qualité sanitaire, etc.) mais aussi lors de la construction. Par exemple, nous venons de terminer la phase de déconstruction et de dépollution du site – qui a duré près d’une année - durant laquelle une attention toute particulière a été portée sur le suivi, le recyclage et la réutilisation des déchets produits.
Enfin, la seconde charte fixe les exigences souhaitées en matière de prestations et d’éléments architecturaux (construction, équipements, espaces verts, etc.). Ces deux chartes jouent donc le rôle de cahier de bord qualité, permettant non seulement de suivre l’évolution des réponses apportées face aux enjeux environnementaux et architecturaux, mais garantissant aussi la qualité du programme immobilier proposé aux futurs habitants.

. Gabriel Flon, chef de chantier désamiantage (société Benedetti)

Agé de 21 ans seulement, Gabriel gère un chantier de taille de 7 hectares ! En quoi consiste son métier ?

On nous confie un chantier, avec un déroulé et du personnel - ici environ 12 personnes - charge au chef de chantier de veiller à la mise en pratique des opérations  » résume t-il.
Le travail est très manuel, on est debout toute la journée, on doit soulever des charges, on porte un masque respiratoire : c’est sport !
  Sans parler du rythme : on part tous les matins du dépôt à Chamonix à 6h pour arriver sur le site à 7h30, dont on ne repart qu’à 17h30 pour un retour vers 19h30. Sachant qu’on doit encore gérer le chargement et déchargement du camion chaque jour. En tant que responsable d’équipe, j’ai aussi pour ma part une partie administrative à gérer tous les soirs…

Ce qui me plaît dans ce métier, c'est qu'on ne rencontre jamais les mêmes problèmes, on doit à chaque fois mettre en place de nouveaux modes opératoires sur chaque bâtiment. C’est ce qui rend le travail à la fois intéressant et difficile ! Sur le site des Passerelles, on a pu découvrir toute une diversité de matériaux.

 

. José Fernandes, chef de chantier déconstruction (société Benedetti)

Alors que le désamiantage du site s'est terminé mi octobre, la démolition se poursuit quant à elle jusqu’en décembre.  Or, ces deux opérations sont très liées, comme nous l'explique le chef de chantier déconstruction :

Une 1ère phase à consisté à enlever tous les encombrants (placards, bois…) pour ne pas les mélanger aux grabats. Dans un second temps, le désamiantage a eu lieu. Puis, nous avons procédé dans un 3ème temps à la démolition. Le travail de désamiantage est beaucoup plus long. Il a fallu quasiment 1 an de désamiantage contre 6 mois de déconstruction.

Mon rôle consiste à préparer les fiches techniques pour les modes opératoires. Il s’agit d’un travail en équipe, composée de 5 personnes environ ainsi que d’un chef de chantier.
L’équipe se répartit entre une pelle principale pour la démolition, une petite pelle équipée de pinces de tri (bois, plastique, papier…) puis de 2 à 3 personnes à pied avec un petit engin de manutention.
Le travail sur les sites industriels est particulier. On trie pour revaloriser les matériaux. Par exemple, on découpe les ferrailles en blocs de 1,50 m pour qu’elles repartent en fonderie ou sur des sites agréés. De même, les gravats sont concassés afin que les matériaux puissent être réutilisés sur le site par exemple pour la voirie, les sous-couches de bâtiment. Le bois repart quant à lui pour la chaufferie….

Ce qui me plait dans ce travail c’est la diversité : celle des sites, des clients, des équipes et même des paysages. Il faut aussi savoir mener une équipe au sein de laquelle il est important de se comprendre. En effet, on doit parfois communiquer par des signes avec celui qui est dans la pelle.

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